... vivere ...
Cachan,
Parigi - Dopo quattro anni di silenzio assordante una sovraesposizione
mediatica ha travolto i mille di Cachan trasformandoli da ombre ai
margini della legalità di cui nessuno parla a stereotipo del
“sans papier”: vittime per alcuni, problema imbarazzante
per altri. Le immagini di famiglie accalcate l’una sull’altra
lungo un marciapiede o all’interno di una palestra hanno occupato
per giorni le frequenze televisive e le pagine dei giornali. Politici,
intellettuali e volontari dell’ultima ora, sempre attenti ad
arrivare in ritardo quel tanto che basta per essere in prima linea
sotto i riflettori senza per questo essersi esposti nelle decisioni
e nelle scelte, hanno fatto la fila per partecipare all’ennesima
cerimonia del pietismo solidale. Ancora una volta i riti e le parole
si sono consumate, ma il passato e quello che è stato il Batiment
F è stato accantonato sommergendo con parole prefabbricate
un’esperienza umana. Anche la lotta, a tratti politica, di uomini
e donne venuti in Francia per sopravvivere e per dare un futuro ai
propri figli, siano essi in Europa o in Africa, è stata ridotta
ad un dejà-vu.
Con quella evacuazione non è uno squat che svanisce, ma è
una società civile che è stata cancellata: un paese
di mille persone con il suo bagaglio di storie umane, fatte di regole,
di problemi, di riti e di compromessi è stato abbattuto dal
“divide et impera” della real politik. Ma più di
tutto viene dimenticata, ancora una volta senza garanzie, un’altra
testimonianza della capacità dell’uomo di ricostruire
in qualunque circostanza un luogo che in qualche modo gli assomigli,
che gli appartenga, e che possa chiamare casa.
... vivre ...
Après quatre ans de silence assourdissant une surexposition mediatique a renversé les milles de Cachan en les transformant d'ombres aux marges de la légalité dont personne ne parle à stéréotype du "sans papier" : victimes pour certains, problème embarrassant pour autres. Les images de familles entassées l'une sur l'autre le long d'un trottoir ou à l'intérieur d'un gymnase ont occupé pour des jours les fréquences télévisées et les pages des journaux. Politiciens, intellectuels et volontaires de la dernière minute, toujours assez en retard pour être en première ligne sous les réflecteurs sans pour ceci s'étre engagé dans les décisions et dans les choix, ils ont fait file pour participer à l'enième cérémonie de la pitié solidaire. Encore une fois les rites et les mots se sont consommés, mais le passé et l'expérience humaine du Batiment F à été submergé par des mots préfabriqués. Même la bataille, par moments politique, des hommes et des femmes venus en France pour survivre et pour donner un futur à leurs fils, soit ils en Europe ou en Afrique, a été réduite à un dejà-vu. Avec cette évacuation ce n'est pas simplement un squat qui disparaît, mais c'est une societé civile qui a été rayée : un village de mille personnes avec son bagage d'histoires humaines, faites de règles, de problèmes, de rites et de compromis a été abattu par la devise de la real politik : "divide et impera"Mais plus que tout a été oubliée, encore une fois sans garanties, une autre témoignage de la capacité de l'homme de reconstruire dans quelconque circonstance un lieu qui lui ressemble, qui lui appartien, et qu'il puisse appeler maison.
